Après un long, très long, trop long trajet, avec une étape d’une nuit tout de même et 2 journées de route, on arrive à notre dernière étape : Richikesh et son Gange. Bon là c’est un peu du grand n’importe quoi ! On sent l’excitation du retour monter et on ne tient plus en place.
On se promène le long du Gange, observe les pélerins sur ce lieu sacré. C’est ici que les corps, une fois incinérés, sont jetés à l’eau. Le choc des cultures est encore une fois très présent. Les Indiens jetent de nombreuses offrandes à l’eau : fleurs, papiers, nourritures avec... leurs sacs plastiques, ils se lavent le corps, le visage et la bouche dans cette eau boueuse. Eux y voient un acte religieux et sacré, nous on y voit plutôt une grande pollution et le risque d’attraper le choléra...!
De la chambre on a une belle vue sur ce fleuve tumultueux (ah oui, on a oublié le risque de noyade ;-)) et sur les singes. On les observe aux jumelles, Nico les imite même (non, vous n’aurez pas la vidéo !). On vous l’a dit, c’est la fin, on fait du gros n’importe quoi !
Puis, le retour sur Delhi est programmé. Et l’avant dernier jour de notre voyage nous réserve bien des surprises. Tout avait pourtant bien commencé. Pour une fois on est à l’heure et on a pris un bon petit déjeuner. Puis Nico pars retirer de l’argent... et là les ennuis commencent. Coupure de courant au milieu du retrait, contrairement à toutes les autres, notre machine ne se réallume pas et garde notre carte et, accessoirement, nos billets ! Pour être dépannés tout de suite (c’est un grand mot), on fait croire qu’on a un avion à prendre le jour même. Le technicien n’arrive pas malgré les nombreux coups de fil de Mahesh. On va donc dans une agence et Marie râle un peu (les Indiens lui ont dit de faire ça si on voulait que quelqu’un se déplace effectivement ;-)). Ils nous envoient des hommes. Yeahhhhhh ! On récupère la carte et s’ensuivent les traditionnelles démarches des touristes stressés : appel à la banque pour savoir si c’est normal qu’ils ne donnent pas l’argent et s’il ne faut pas bloquer la carte au cas où le gentil monsieur de la banque n’aurait pas pris le temps de regarder les numéros...
Finalement on pars à 14h au lieu de 9 pour 4 heures de route. Oui mais... On n’avait pas prévu que l’on serait coincés dans des bouchons dûs à des travaux. Faut dire que lorsque ça commence à bonchonner les Indiens prennent toutes les voies et même celles d'en face... Et ceux qui arrivent en sens inverse font de même ! immaginez un peu le bordel ! On n’avait pas prévu non plus qu’un camion nous rentrerait dedans... Un phare à 0 ! Mahesh nous demande de faire comme si on était blessés pour être remboursé. Et oui en Inde lorsqu’il y a un accident, et on en a vu beaucoup, c’est à celui qui crie le plus fort. Et après chacun repars dans sa direction, souvent sana que personne n’ait payé quoi que ce soit... Fin ça se passe peut-être quand même pas comme ça dans les accidents mortels, on en a vu aussi.
Puis, nouveaux embouteillages, cette fois dûs aux mariages. Avec le retard accumulé on arrive sur la route où les mariages sont organisés le pire jour (samedi) et à la pire heure...
Pour finir, notre hôtel préféré (c’est notre 3ème fois à Delhi ;-)) affiche complet...
Bon ben finalement on a mis 9 heures au lieu de 4. Il fallait bien vivre une journée comme ça avant la fin, ça rajoute du piquant ! Mais on avoue n’avoir pas tardé à aller au lit après avoir trouvé un resto encore ouvert !